Ingrid Betancourt, encore une trahison d'Uribe
J'ai tiré cet article de www.liberation.fr aujourd'hui. Cet article illustre la situation par rapport à une éventuelle libération des otages colombiens (et colombo-français).
Qu'en pensez-vous?
Otages des Farc: Chavez continue de réclamer des preuves de vie
Déchargé de sa mission, mais il veut continuer. C’est du moins ce qu’annonce le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a qualifié hier de «vraiment regrettable» la décision de son homologue colombien Alvaro Uribe de mettre fin à sa médiation pour tenter d'obtenir la libération d'otages de la rébellion des Farc.


«Etant donné que le processus a déjà été enclenché et qu'il existe des choses que l'on ne peut pas arrêter (...) j'espère que les Farc vont me faire parvenir des preuves de vie (de leurs otages). Je continue à attendre. "Envoyez-les moi Marulanda"», a déclaré Hugo Chavez, à l’adresse du chef des Farc, lors d’une intervention en faveur de la réforme constitutionnelle au Venezuela qui renforce les pouvoirs du président et qui doit être soumise au référendum le 2 décembre prochain, non sans susciter de débats.
«Pour des raisons que je désapprouve totalement, le gouvernement colombien
(...) a pris cette décision unilatérale sans consultation, sans même un coup de
téléphone», a déclaré également Hugo Chavez, qui ajoute cependant «respecter
la décision d'Uribe.»
Le chef de l'Etat vénézuélien s'est vu reprocher par les autorités colombiennes
d'avoir parlé directement des otages au général Mario Montoya, le chef de
l'armée colombienne.
Hugo Chavez est revenu en outre sur l'idée discutée en privé avec le président
Uribe au Chili de créer un site de dialogue avec les Farc dans les montagnes
colombiennes si la guérilla libérait un premier groupe d'otages. «Si tu
décides de libérer ce groupe malgré ce qui s'est passé, je le recevrai ici avec
plaisir. Les plus de 2 000 km de frontière entre la Colombie et la Venezuela
sont ouvertes», a lancé Hugo Chavez à l'adresse de Manuel Marulanda sous
des applaudissements nourris dans le principal théâtre de Caracas.
«Le président français Nicolas Sarkozy a raison d'exiger des preuves de
vie. Je lui ai dit que Marulanda m'avait chargé de dire qu'il en avait donné
l'ordre mais ce n'est pas facile parce que nous sommes en guerre», a
ajouté le président du Venezuela en allusion à sa rencontre avec le chef d'Etat
français mardi à Paris.
«Il faut faire tous les efforts pour la paix et un accord humanitaire mais
en tenant compte qu'on ne peut pas mettre en danger la sécurité démocratique»,
a déclaré hier pour sa part Alvaro Uribe lors d'un discours au palais
présidentiel à Bogota. «C'est elle (la sécurité) qui nous apportera
finalement la paix et mettra fin aux enlèvements qui affecte notre pays»,
avait ajouté le chef d'Etat colombien.
La veille, la présidence avait annoncé que Alavaro Uribe «considérait comme
terminées la facilitation de la sénatrice (colombienne) Piedad Cordoba et la
médiation du président Hugo Chavez et les remerciait pour leur aide». A
Paris, Nicolas Sarkozy a demandé aussitôt au président colombien de «maintenir
le dialogue» avec Hugo Chavez. En réponse à la demande de Paris, José
Obdulio Gaviria, principal conseiller présidentiel colombien, avait déclaré à
la radio privée Caracol, qu'il «n'y aurait pas de marche arrière».
Dans une conférence de presse, le haut commissaire colombien à la paix, Luis
Carlos Restrepo, a souligné que Bogota «préférait la discrétion, le travail
en interne et persévérant, parce que la libération de tous les otages et
l'obtention d'une solution humanitaire et définitive est un objectif central».
La décision d’Uribe a suscité la
consternation de la famille et des soutiens à Paris à Ingrid Betancourt et
des familles d'otages en Colombie.