Cinéma allemand primé en France: à l'affiche
Prix du meilleur scénario à Cannes, "De l'Autre Côté" du réalisateur allemand d'origine turque Fatih Akin!
A VOIR!!!
Deuxième volet d'une trilogie, le film "De l'Autre côté" (Auf der anderen Seite) qui fait suite à "Head on" (Gegen die Wand) est une réussite. Une composition subtile, des personnages attachants et toujours la richesse et l'ambiguité générées par l'appartenance à plusieurs cultures ou par la rencontre de l'Autre... J'ai beaucoup aimé!
Extrait de la critique de Télérama:
Tous, ils vont et viennent entre l'Allemagne et la Turquie. Terres natales ou terres d'asile - pas toujours terres d'accueil (...)
Fatih Akin, construit son film en boucle, avec des ruptures de ton et de temps : des histoires parallèles qui se recoupent sans cesse, des personnages qui se cherchent sans se croiser et se croisent sans le savoir. Ainsi la femme que l'on aperçoit dormir à poings fermés, lors du cours que Nejat donne à l'université, est celle - mais on l'apprendra bien plus tard - qu'il va s'obstiner à traquer. Ces rencontres furtives ou déçues alimentent la nostalgie de personnages superbement romanesques, qui cherchent ailleurs - de l'autre côté - une réponse à leurs tourments.
Fatih Akin bâtit des scénarios complexes mais qu'il filme avec une fluidité splendide. Il est l'un des rares cinéastes actuels à unir - osmose rare - le politique et le sentiment. Chaque fois, le cinéaste semble donner des nouvelles du monde. Un monde asphyxié, que seuls les plus résignés acceptent. Où les villes, filmées comme des dédales, deviennent des bombes de violence à retardement. Où les frontières semblent d'autant plus s'effacer que les cultures, elles, s'opposent, divisant les êtres jusqu'à la bêtise. Or, « il n'y a que le savoir, dit Fatih Akin, qui pourra sauver la planète ». De ce film bouleversant, on emporte des fragments, des gestes, des instants qu'on n'oublie plus. Une jeune Turque qui hurle « Asile, droit d'asile ! » à des flics allemands qui la cernent. Les sanglots d'Hanna Schygulla dans une chambre d'hôtel sombre. Et la silhouette d'un homme, assis sur une plage, attendant indéfiniment le père, enfin pardonné.
En cliquant sur le lien qui suit, vous pouvez voir un extrait du film: les personnages y passent constamment d'une langue à une autre: turc, anglais, allemand. Ici une Allemande et une Turque communiquent en anglais.
Voir un extrait, cliquez ici
Vous avez-vu le film? Vous avez aimé??? Ecrivez un petit commentaire?
Un article comparatif sur :
Les Maghrébins en France, les Turcs en Allemagne
de Arnold Rothe (Heidelberg)
Entre Metz et Sarrebruck passe une frontière linguistique: à l'ouest, on parle arabe, à l'est, turc. Ce constat suggère une symétrie, et en effet, il y a à peu près autant de Nord?Africains en France que de Turcs en Allemagne, c'est-à-dire environ deux millions. Les turcs et les maghrébins représentent dans les deux pays un tiers de la population étrangère totale, soit le groupe le plus important'......
LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE


